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La classification botanique des rosiers indigènes accorde au genre Rosa 150 espèces… Mais au fil du temps, des croisements naturels et spontanés se sont produits et ont créé de nombreux hybrides. De plus, les hommes sont intervenus à partir du XIXème siècle : les espèces et les hybrides naturels ont été utilisés pour obtenir encore de nouvelles variétés, appelées cultivars (pour cultivated varieties).

 

Aujourd’hui, il existe de nombreuses espèces de rosiers... et plusieurs milliers de variétés !

 

Les rosiers anciens sont encore appelés par leur nom d’espèce, ce qui suffit à présenter leurs caractéristiques principales, mais l’identification des rosiers modernes, obtenus après nombre de croisements, est devenue beaucoup plus difficile… Pour les différencier, les chercheurs et les botanistes utilisent les caractères morphologiques des rosiers.

 

-Aspect général
Le rosier peut être miniature (taille inférieure à 0,50m), en buisson (de 0,40 m à 1,10m), en arbuste (de 1m à 2m), sur tige ou grimpant.

 

-Tiges
Ses tiges aériennes arquées sont de taille et de couleur variables. Elles portent des aiguillons qui peuvent être très différents d’une variété à l’autre.

-Feuilles
Les feuilles sont alternes et la plupart du temps caduques. Elles sont composées de folioles toujours en nombre impair (de trois à sept) au limbe denté.

-Fleurs
Les fleurs peuvent être de couleur blanche, rose, rouge, jaune et parfois même panachées ou bicolores. Le plus souvent odorantes, elles apparaissent isolées ou en corymbe de quelques fleurs. Les fleurs sont composées de cinq sépales et d’au moins une rangée de 5 pétales ainsi que de très nombreuses étamines et carpelles.

Joseph Guy CL

Joseph Guy CL, obtenue par Nonin en 1929.

Cynorrhodons de Rosa rugosa Rubra.

-Fruits
Le réceptacle floral contient les carpelles et porte à son sommet les autres pièces florales. A maturité, il forme un faux-fruit charnu appelé le cynorrhodon.

-Racines
Elles développent leur chevelu, c’est-à-dire la partie de la racine qui est remplie de filaments, dans le sol de façon à ancrer le rosier et à puiser les nutriments nécessaires à sa croissance.
Les racines des rosiers modernes appartiennent souvent à une autre variété (porte-greffe) que celle de la partie aérienne. En effet, le greffage est la technique qui permet d’obtenir le plus grand nombre de sujets commercialement exploitables.